La Commission des Titres d’Ingénieur (CTI), créée en 1934 au sein du ministère de l’enseignement supérieur et de la Recherche, est seule autorisée à délivrer le titre d’ingénieur, à l’issue de cinq années d’études supérieures, par l’intermédiaire d’écoles d’ingénieurs habilitées. On en dénombre actuellement environ 200 dont la moitié possède un cycle d’études de trois ans précédés de deux années de classes préparatoires (maths sup et maths spé) effectuées dans un lycée.

Le passage par la prépa est la voie royale pour accéder aux meilleures écoles d’ingénieurs. En effet, chaque année, plusieurs journaux publient leur propre classement des Grandes Ecoles en fonction de critères spécifiques (qualité de l’enseignement, ouverture sur la Recherche, image dans l’industrie, réseaux à l’étranger…).

Les cinq premières écoles de ces palmarès sont presque invariablement l’Ecole polytechnique, Centrale, Mines, Ponts, Supéléc, qui se préparent toutes dans les classes de maths sup et de maths spé.

Le terme d’ingénieur regroupe des métiers très différents mais ayant un socle de compétences communes, défini par la CTI:
“Le métier de l’ingénieur consiste à poser, étudier et résoudre de manière performante et innovante des problèmes souvent complexes de création, de conception, de réalisation, de mise en oeuvre et de contrôle de produits, de systèmes ou de services, éventuellement leur financement et leur commercialisation, au sein d’une organisation compétitive”.

On trouve donc des ingénieurs dans toutes les branches de la technique, mais également des ingénieurs commerciaux, des ingénieurs financiers…